Frances Macken – You Have to Make Your Own Fun Around Here

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Frances Macken – You Have to Make Your Own Fun Around Here

Since their childhood, Katie, Maeve and Evelyn have been friends and it was never a question who was the leader of their gang. Admired by the other two girls, Evelyn decided on what and who to like or dislike. When a new girl moves to their small Irish community, she immediately knows that Pamela is arrogant and stupid. Due to her mother’s interference, Katie is prone to become Pamela’s friend, but before they could really get to know each other, the girl vanishes and is never to be seen again. Rumours go from her being killed by one of the trio’s friends, over being abducted to her having run away. When school is over, Katie and Evelyn plan to move to Dublin together, but when her friend is not accepted at university, Katie for the first time is on her own and cannot rely on her friend anymore.

What a great beginning of a novel. I totally adored to careless and adventurous kids who then developed into typical teenagers. Unfortunately, the novel lost a bit of its spirit when the three separate. Even though this is necessary for Katie’s development, from this point on I struggled a bit with the reading, first and foremost because I found it hard to endure Katie’s naivety and her inability to become an independent person, to develop her own ideas and tastes, she is totally dependent on others and their opinion, thus just bounces somehow in her life without goal. Her return to her small hometown is a logic consequence which even makes things worse for her.

In my opinion, the protagonist is well developed and throughout her life, the decisions made are well motivated by her personality and point of view, yet, she is certainly not a character to sympathise with or to take as a role model. In spite of that, I found it quite realistic to see how she struggles with her future, not having really developed but play but only a mere vague dream, she cannot succeed and must end up being totally disappointed. Similarly, her blindness when it comes to her friend Evelyn is well portrayed, she ignores all warnings and other views and is thus left to learn it the hard way.

A wonderful first part and some great aspects, nevertheless, I was a bit disappointed in the end, as I think the author could have made more of her plot and character.

Christine Desrousseaux – En attendant la neige

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Christine Desrousseaux – En attendant la neige

Après un accident de voiture, Véra se retrouve au coma. Quand elle se réveille, elle n’a aucune mémoire de ce qui s’est passé. Elle décide de quitter l’hôpital pour passer quelques jours retirée dans un chalet d’un ami au Jura. L’hiver approche déjà et elle sait que soudain la neige va tomber et elle devra quitter son refuge. Quand elle s’effondre dans la forêt, elle fait la connaissance d’un voisin mystérieux : Andreas Ballmer. Il est venu au Jura pour chercher Laura et lui aussi a l’impression que les habitants du village voisin sont plutôt hostiles. Vient la neige, viennent aussi les secrets bien cachés. C’est non seulement la mémoire de Véra qui en a caché quelques-uns, mais aussi Andreas et d’autres du village. Et ils sont prêts à faire tout pour les laisser cachés.

« En attendant la neige » commence plutôt tranquillement, d’abord, j’avais l’impression qu’il s’agisse d’un roman psychologique dans lequel une femme se met à penser sur la vie et de prendre des décisions en ce qui concerne son avenir. Mais, c’est vite que de petits trucs se passent qui sont un peu étranges et qu’on ne peut pas situer facilement : la jeune femme, a-t-elle subi de plus graves blessures crâniales qu’on ne supposait au début ? A un certain point, le roman devient un policier et le suspense s’installe et on veut bien savoir ce qui s’est passé pendant l’accident de Véra, mais aussi qui est cette fameuse Laura et quelle est sa relation avec Andreas.

J’ai bien aimé le style de Christine Desrousseaux, quoique ce soir un policier, le ton est plutôt doux et mélancolique. Les deux personnages principaux sont intéressants et ils ont une histoire qu’ils révèlent peu à peu et qui les fait apparaître humain et authentique. La fin ouverte était un peu surprenante, mais je la trouvais appropriée néanmoins.

Stuart Evers – If this is Home

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Stuart Evers – If this is Home

When he left the UK, Mark Wilkinson also left behind his name and entered the US as Joe Novak. By now, he is known as Mr Jones and selling apartments in Las Vegas. But something from his past is haunting him, he has episodes, hears voices or better: one voice: the one of Bethany, his girl-friend when he was still a teenager and living in England. He is thirty now and Bethany has been dead for thirteen years. He had wanted to leave their sad hometown together with her, to build a life together in New York, but then, she was murdered. After an incident with a client, he returns to England, now to find out the truth about Bethany’s death.

I was eager to read the novel due to the high praise I could read everywhere. After having finished, I am somewhere between disappointed and deeply confused. Either I didn’t get it at all or it absolutely didn’t work for me.

First of all, I had the impression that the first and the second half of the novel didn’t work together at all. It’s like having completely different characters and two independent stories told. In the beginning, we get a lot of clichés about men who are by far too rich and who think they own the world. It might be quite realistic, but not very interesting and ultimately, it leads to nothing for me. The second part, when Mark tries to figure out what happened to Bethany made a lot more sense, even though he hears her ghost talking constantly. I was waiting for the stunning moment when the circumstances of Bethany’s death are revealed, I expected something unusual, unforeseen and really surprising. Yet, this didn’t come. Actually, I didn’t even understand why he had to change his name all the time and what he was running from after all.

Karine Lambert – Un arbre, un jour…

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Karine Lambert – Un arbre, un jour…

La chronique d’une mort annoncée : le 21 mars, le début de printemps, on abattra le platane sur la place centrale du village. Ordre par le maire. Il faut cela pour que les gens se rendent compte du platane, de son histoire, de son importance pour eux. Lui, à 103 ans, il a tout vu : deux guerres mondiales, il a regardé les gens grandir, il a subi des canicules et des hivers froids. Mais ils sont là pour lui : le jeune Clément, âgé de 10 ans seulement, Suzanne la patronne du café, les deux sœurs Bonnafay qui ont perdu leurs fiancés dans la guerre et qui ont passés toutes leurs vies ensemble, Fanny la jeune artiste, Raphaël Costes qui n’a plus besoin de son psy après avoir trouvé une chose pour laquelle il vaut bien lutter. Un comité se forme, on écrit même au Président de la République. Il faut sauver le platane – mais leur combat n’est pas trop promettant. C’est le maire qui décide et il ne voit pas pourquoi changer d’avis. Pour un arbre.

Encore une fois Karine Lambert a trouvé un sujet extraordinaire, un sujet tout à fait ordinaire duquel elle arrive à faire quelque chose de spécial et d’original. C’est un arbre, oui, il est vieux et majestueux, mais quand même, pas un être vivant. Elle lui donne une voix et elle dirige l’intérêt de ses personnages à lui.

J’ai surtout adoré les passages dans lesquels le platane parle. Ce qui est vraiment étonnant, c’est, d’un côté, on ne se rend pas du tout compte des arbres dans notre vie quotidienne. Ils sont là, ils nous donnent de l’ombre quand il fait chaud et on les admire parfois pour leur force et leur âge. Mais, contrairement aux animaux, on ne les croit pas vraiment « vivant ». Quand l’arbre parle dans le roman, c’est tout à fait normal, on veut bien croire qu’il a des sentiments, qu’il éprouve quelque chose quand on le touche et qu’il réfléchisse à ce qui peut bien se passer avec lui.

C’est de la vraie poésie que Karine Lambert nous offre ici. J’adore son ton narratif depuis le premier roman que j’ai lu d’elle. C’est gai et mélancolique en même temps, mais avant tout, elle traite ses personnages doucement, elle ne les exhibe jamais, elle les montre vulnérable et elle s’approche d’eux calmement et toujours avec du respect. Ils ne sont pas des super-héros, mais des gens comme toi et moi, avec des faiblesses et des défauts.

« Un arbre, un jour… » est un petit bijou parmi les masses des livres publiés chaque année.