Jean-Philippe Blondel – La grand escapade

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Jean-Philippe Blondel – La grand escapade

Le Paris de l’année 1975 est bien différent de celui d’aujourd’hui. La petite communauté du groupe scolaire Denis-Diderot maintient encore l’image de la famille classique et tout marche bien en conformité avec les règles établies depuis toujours. Mais, peu à peu, la façade commence à avoir des fissures, ce sont avant tout les femmes qui commencent à se demander si la vie telle quelle se présente est vraiment ce dont elles rêvaient et celle qu’elles veulent mener. L’introduction de classes mixtes dans l’école alors n’est que le début de changements profonds qui, principalement, circulent autour des femmes.

Jean-Philippe Blondes a créé un microcosme qui – vu du dehors – fonctionne parfaitement et représente un idéal traditionnel. Les familles avec leurs gamins vivent une vie tranquille qui n’est pas perturbée de n’importe quoi. En regardant derrière ce portrait public, une autre image se présente. Les femmes ont le droit de travailler – mais seulement dans la maternelle, être institutrice, ça, c’est bien, mais prof en CM 2, c’est tout à fait autre chose, une tâche pour un homme certainement. Cela ne les empêche pas de rêver et d’imaginer une autre vie.

« On a vécu mai 68, même si on avait déjà la trentaine bien sonné et si on ne comprenait pas toutes les revendications des étudiants. Le monde occidental vit des transformations sociales et sexuelles qui remettent en cause l’ordre établi (…) »

La petite communauté a encore bien de pas à faire, mais c’est le début. Comme les autres livres de Jean-Philippe Blondel, j’ai bien aimé lire celui-ci. C’est avant tout son ton narratif que j’adore. Il y a une légèreté et une gaieté qui permet à l’auteur d’appuyer sur la chanterelle sans être trop dur ou malin. Ainsi, il fait le portrait d’un moment décisif au niveau de la société mais aussi au niveau personnel – c’est bien dans cette année-là que les gamins progressent de l’enfance à l’adolescence, le moment où ils perdent la naïveté et la confiance que tout finira bien.

Jean-Philippe Blondel – Zweiundzwanzig

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Jean-Philippe Blondel – Zweiundzwanzig

1986. Mit gerade einmal zweiundzwanzig hat der Erzähler schon den Glauben ans Leben verloren. Vier Jahre zuvor sind seine Mutter und sein Bruder bei einem Autounfall ums Leben gekommen und nun ereilt dieses Schicksal auch seinen Vater. Was kann man da noch erwarten? Eine kleine Erbschaft ermöglicht es ihm, Frankreich hinter sich zu lassen und sein einziges Ziel im Leben anzusteuern: Morro Bay in Kalifornien, besungen in einem Lied von Lloyd Cole. Seine Ex-Freundin Laure und sein bester Freund Samuel begleiten ihn auf dem Roadtrip durch den Westen der USA. Von San Francisco aus über die Wüste und Las Vegas bis nach Mexico und schließlich zum Zielort nördlich von Los Angeles. Doch was soll er an diesem Ort?

Jean-Philippe Blondel hat sich das Schicksal seines Erzählers nicht ausgedacht, es ist seine eigene Geschichte, die er erst mit über 20 Jahren Abstand zu Papier bringen kann. Es ist aber nicht nur ein Reisebericht eines ungewöhnlichen Trips, sondern auch die Verarbeitung seiner Erinnerungen an die Kindheit, an Episoden mit Mutter und Bruder und die Trauer nach deren Unfall. Erinnerungen an seinen Vater, den das Ereignis völlig gebrochen hat. Auch die Freundschaft und Liebe zu Laure und Samuel muss neu geordnet werden und findet auf dieser Reise sowohl Ende wie auch Neuanfang. Es ist keine erleuchtende Tour, die durch eine göttliche oder sonstwie geartete Eingebung plötzlich den Lebensmut zurückbringt und alles gut macht. Viel mehr bringt sie die Erkenntnis, dass Flucht ebenfalls keine Lösung ist und dass er selbst sein Leben gestalten muss.

Ein Coming-of-Age Roman, der gar kein echter Roman ist. Auch wenn ich den Bericht und die Gedanken interessant fand und es leicht ist, dem Autor Blondel zu folgen, so ist er für mich in seinen echten Romanen doch sprachlich stärker und eindrucksvoller als hier.