Annabel Lyon – Consent

Annabel Lyon – Consent

Saskia and Jenny are twins but only equal in looks, their personalities could hardly differ more. Where Saskia is diligent and studious, Jenny enjoys life at the fullest and is always looking for some more thrill. Only a car accident in which she is seriously injured can put an end to her posh and impulsive lifestyle and brings the sisters back together. Mattie and Sara are sisters, too, the first with an intellectual disability, the second striving for academic success and the life she knows from stylish magazines. The latter sister pair, too, moves apart only to be forced together by fate again. Looking for reasons behind the tragic events, Saskia and Sara recognise that there is an unexpected link between them which goes far beyond the parallels of their sisterhoods.

I totally adored the first half on Annabel Lyon’s novel. Showing four young women emancipating themselves, developing personalities and ideas of who they want to be and how they want to live their life was wonderful to read. Even though the parallels show quite from the start, they are two quite unique sets of siblings which do have complicated but nevertheless deep bonds. Especially when Saskia and Sara come to the critical points in their sisters’ lives, they themselves are hit to the core, too, and have to make far-going decisions which also deeply impact their own lives. Throughout the novel, we see a great elaboration of characters with very authentic nuances and facets.

The second half did not convince me that much which, I assume, was mainly due to the fact that the central aspect of the relationships between the sisters was lost by then. Even though here the link between the two pairs was established and some secrets revealed, I found it lacked a bit of depths.

I found the title quite interestingly chosen, very often, “consent” is immediately associated with relationships and intercourse, but in the novel, however, also other aspects, e.g. to what extent the sisters approve of each other’s choices and decisions is explored. Especially Saskia investigates her sister’s life and by walking in her shoes, detects new sides of herself.

Jean-Philippe Blondel – La grand escapade

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Jean-Philippe Blondel – La grand escapade

Le Paris de l’année 1975 est bien différent de celui d’aujourd’hui. La petite communauté du groupe scolaire Denis-Diderot maintient encore l’image de la famille classique et tout marche bien en conformité avec les règles établies depuis toujours. Mais, peu à peu, la façade commence à avoir des fissures, ce sont avant tout les femmes qui commencent à se demander si la vie telle quelle se présente est vraiment ce dont elles rêvaient et celle qu’elles veulent mener. L’introduction de classes mixtes dans l’école alors n’est que le début de changements profonds qui, principalement, circulent autour des femmes.

Jean-Philippe Blondes a créé un microcosme qui – vu du dehors – fonctionne parfaitement et représente un idéal traditionnel. Les familles avec leurs gamins vivent une vie tranquille qui n’est pas perturbée de n’importe quoi. En regardant derrière ce portrait public, une autre image se présente. Les femmes ont le droit de travailler – mais seulement dans la maternelle, être institutrice, ça, c’est bien, mais prof en CM 2, c’est tout à fait autre chose, une tâche pour un homme certainement. Cela ne les empêche pas de rêver et d’imaginer une autre vie.

« On a vécu mai 68, même si on avait déjà la trentaine bien sonné et si on ne comprenait pas toutes les revendications des étudiants. Le monde occidental vit des transformations sociales et sexuelles qui remettent en cause l’ordre établi (…) »

La petite communauté a encore bien de pas à faire, mais c’est le début. Comme les autres livres de Jean-Philippe Blondel, j’ai bien aimé lire celui-ci. C’est avant tout son ton narratif que j’adore. Il y a une légèreté et une gaieté qui permet à l’auteur d’appuyer sur la chanterelle sans être trop dur ou malin. Ainsi, il fait le portrait d’un moment décisif au niveau de la société mais aussi au niveau personnel – c’est bien dans cette année-là que les gamins progressent de l’enfance à l’adolescence, le moment où ils perdent la naïveté et la confiance que tout finira bien.