Adélaïde Bon – La petite fille sur la banquise

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Adélaïde Bon – La petite fille sur la banquise

Adélaïde n’a que neuf ans quand un jour de mai un homme l’approche. Elle rentrait seule d’une fête d’école, c’était la première fois qu’elle était sans ses parents et c’est la chance que l’homme a saisie. Quoique ses parents l’accompagnent immédiatement à la police, personne ne comprend que ces quelques minutes seront la cause pour la destruction de sa vie. Pour des décennies, elle aura des problèmes à accepter son corps, elle ne pourra jamais se réjouir d’être ensemble avec un homme, elle sera hantée par des cauchemars. Des heures et des heures de psychothérapie seront nécessaires jusqu’à ce qu’elle même comprenne ce qui se passait ce jour-là. Il faudra plus de 20 ans à la police de trouver l’homme, un Italien qui a violé plus de 30 jeunes filles et ainsi détruit plus de 30 vies.

 Adélaïde Bon raconte sa vie avec un viol pour lequel elle n’a pas de mots. Tout ce qui se passe après – ses années de troubles alimentaires, ses tentatives de suicide, son inaptitude de sentir quelque chose, son errance professionnelle – ce sont les réactions typiques pour un état de stress post-traumatique. Mais ce n’est non seulement sa souffrance qu’on vit aussi comme lecteur, mais avant tout le fait que ni sa famille ni ses ami(e)s ne comprennent ce qui se passe avec elle.

Que ce viol soit toujours lié à une certaine honte du côté des victimes, qu’on essaye plutôt de cacher et de ne pas parler de ce qui s’est passé au lieu d’accuser le coupable, c’est incroyable. Mais cela montre que les livres comme celui-ci sont absolument nécessaires. Non seulement pour comprendre ce qui se passe dans une fille violée, mais aussi pour montrer qu’on n’est pas seule à subir une telle chose et pour donner un nom aux choses qui arrivent.

J’admire l’auteure pour son courage de raconter son histoire ouvertement et je lui remercie pour offrir à beaucoup d’autres au moins un peu le sentiment de ne pas être la seule et de leur donner le courage de se défendre.

Jule Gölsdorf – Mörderisches Monaco

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Jule Gölsdorf – Mörderisches Monaco

Coco Dupont freut sich auf ihre Rückkehr nach Monaco, wo sie ihre neue Stelle als Kommissarin und Partnerin des etwas eigenbrötlerischen Henri Valeri antreten wird. Doch kaum ist sie gelandet, geschieht auch schon ein Mord, noch dazu ein recht grausamer, der auch das Interesse der Presse wecken dürfte: am Rennwochenende der Formel 1 wird die Frau eines erfolgreichen Fahrers überfallen, das gemeinsame Kind ist tot und sie schwebt in Lebensgefahr. Neider gab es viele, der Erfolg und das Geld ziehen zwielichtige Menschen geradezu an, aber dennoch können sich die beiden Ermittler kein wirkliches Bild vom Mord machen. Ins Visier gerät schnell ein IT Girl, die offenbar eine Affäre mit dem Rennfahrer hatte, aber wäre sie auch in der Lage, ein Kind zu töten und eine Frau lebensgefährlich zu verletzen?

„Mörderisches Monaco“ bietet genau das, was man von einem cosy crime Roman in der französischen Mittelmeerküste erwarten würde: ausufernde Landschafts- und Essensbeschreibungen, ein etwas gemächliches Tempo, jeder kennt jeden schon immer und ein nicht ganz so komplexer Fall, der auf den einfachen niederen Instinkten basiert und so auch recht zügig ohne größere Mühen gelöst werden kann. Mit den Details darf man es nicht so genau nehmen, da wird zugunsten der schönen „Bilder“ auch einmal auf sachliche Korrektheit verzichtet.

Wenn man einen leichten, unkomplizierten Fall wünscht, der einem als Leser nicht allzu sehr fordert beim Mitdenken, ist man hier ganz gut aufgehoben. Die Figuren sind eher eindimensional und verhalten sich genau so, wie in allen vergleichbaren Romanen: der männliche Ermittler vernachlässigt wie erwartet seine Frau und interessiert sich eigentlich eh nur fürs Essen; die weibliche Ermittlerin handelt völlig kopflos und unüberlegt und riskiert im sinnlosen Alleingang ihr Leben. Man würde sich einen leichten Krimi ohne das Ausschlachten aller Stereotypen wünschen, dieser hier setzt jedoch auch genau darauf. Erwartungen erfüllt, mehr aber auch nicht.