Patrick Besson – Cap Kalafatis

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Patrick Besson – Cap Kalafatis

Un homme se promène sur une plage du Cap Kalafatis, sur l’île de Mykonos. Il se souvient des événements 25 ans avant. Lui, Nicolas, jeune étudiant qui rencontre Barbara qui se bronze quasiment nue.  Elle semble être seule et ne s’intéresse pas aux hommes, mais quand José, un quinquagénaire un peu en surpoids, arrive, Nicolas comprend qu’ils sont un couple amoureux quoique José ait trente ans de plus qu’elle. Un ménage à trois bizarre commence sur l’île grecque et Nicolas ne peut jamais être sûr de ce que Barbara et José lui racontent. José, a-t-il vraiment une assurance-vie qui garantit trois millions à Barbara après sa mort ? Est-il véritablement malade ? Et pourquoi est-ce qu’ils lui forcent à passer la nuit avec Barbara ? C’est quel jeu qu’ils jouent avec l’étudiant ?

Patrick Besson nous non seulement mène à des lieux déserts mais aussi au bord de notre bonne foie. Comme Nicolas, le lecteur ne sait jamais ce qui se passe effectivement, si on peut avoir confiance en Barbara et José où s’ils sont un peu fous – ce n’est pas pour rien que Barbara nomme André Breton comme son auteur préféré. On a un amour bien étrange, ce n’est ni l’amour fou de ceux récemment tombés amoureux, ni celui du vieux couple qui se connaît depuis toujours et s’entend sans parler. Quand-même, il y a une communication entre José et Barbara qui échappe à Nicolas. Mais c’est avant tout la séduisante jeune femme qu’il ne comprend pas, elle semble être trop flottante.

Le roman profite des dialogues vivants et authentiques, des nuances et du jeu que le couple joue. Au moment où on croit avoir compris, tout s’écroule et on commence à nouveau – mais à vrai dire, il y restent même après le dernier mot, des incertitudes et doutes. Patrick Besson sait vraiment jouer avec ses lecteurs.

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